Soumise et obéissante : 1. Je me suis offerte…
Je ne sais pas pourquoi j'ai flashé sur cet interlocuteur avec qui je dialoguais sur le net. Sa voix chaude, profonde, aux accents parfois durs, me laissait penser qu'il s'agissait d'un homme habitué à commander. Il me voulait pour lui, un soir, et peut-être une nuit, mais me voulait totalement à sa merci, soumise, et entièrement obéissante. Il me dit que si notre soirée lui convenait, il me ferait un superbe cadeau, et …me re-contacterait certainement pour recommencer à nouveau.
J'ai senti ma volonté fléchir petit à petit, mes réticences s'effacer face à ses paroles, à son ton, à sa voix. Lorsque je lui ai donné mon accord, il m'a simplement répondu : je t'envoie ma photo ; sois sur le net ce soir à 19h30, je te dirai comment t'habiller, comment te préparer, puis je t'indiquerai le lieu et l'heure de notre rendez-vous. Le message avec la photo est ensuite arrivé dans ma BAL et j'ai découvert le visage altier d'un homme d'une soixantaine d'années, avec des yeux clairs, quelques cheveux gris autour d'un début de calvitie; il portait veste et cravate et l'on devinait derrière lui un intérieur cossu, bourgeois avec fauteuils, et lourds doubles rideaux encadrant une fenêtre à petits carreaux. Il avait sur cette photo, ce même air sévère que j'avais ressenti en entendant sa voix. J'étais déjà sous le charme, et bien décidée à m'offrir totalement à cette étrange et excitante invitation.
A 19h30, douchée, épilée, déjà parfumée, seulement revêtue d'un long déshabillé de voile noir, j'étais assise, un peu fébrile face à mon ordinateur, lorsque son message apparut : il me demanda de le rappeler de suite au même numéro de téléphone que la veille au soir. Je m'exécutai aussitôt, et sentis un trouble me saisir dès que j'entendis sa voix… La veille, il m'avait longuement interrogée sur mes tenues vestimentaires, mes goûts et mes habitudes. Il me détailla donc la tenue qu'il voulait que je porte : corset de satin, bas nylon noirs à couture, escarpins vernis noirs à talons aiguilles, pas de soutien-gorge, mais une culotte ouverte. Il me demanda quelle perruque je portais, je lui indiquai la rousse avec laquelle il m'avait découvert la veille sur Skipe, mais il me recommanda une perruque blonde assez longue dont je lui avais envoyé une photo sur laquelle je la portais avec un catogan. « Tu mets cette perruque blonde mais sans catogan, c'est moi qui te nouerait les cheveux à ma façon lorsque nous nous verrons ce soir ». Je lui demandai d'une voix étouffée comment je devais l'appeler, et il me répondit « Maître, bien sur ! » Je m'entendis répondre « Oui, Maître… »
Je devais le rappeler une fois enfilés mes dessous. J'avais trouvé une culotte en voile noir et dentelles, totalement ouverte derrière, qui laissait mes fesses apparaître dans un écrin de dentelle noire du plus joli effet ; j'étais sure qu'elle allait lui plaire. J'avais soigneusement peigné ma perruque et allumé Skipe, puis je le rappelai en me positionnant face à la webcam. Il eut un long silence, me dit « Bien pour les cheveux ; lèves-toi et montre moi tes dessous » Je me levai et me tournai lentement face à la petite caméra, montrant l'endroit et l'envers de mes affriolants dessous. « Très bien » dit-il, « maintenant voilà comment tu vas compléter ta tenue ». Je suivis donc ses ordres et j'enfilai un vaporeux chemisier panthère en voile, quasiment transparent puisqu'à travers son imprimé on devinait le corset de satin noir, et mes petits tétons excités qui tendaient le voile…
Je mis une mini jupe très serrée en strech noir, qui remontait presque au liseré de dentelle de mes bas. J'enfilais mes gants de dentelle noire et choisit dans ma penderie la courte veste de cuir noir, au col de fourrure. Je nouai – selon ses indications – un carré Hermès à la bride de mon sac à main, y mit les papiers de la voiture, mon argent, plus mon nécessaire à maquillage (des fois qu'il me faudrait rectifier celui-ci…) un sachet de kleenex, quelques préservatifs et mon gel intime (parfum pêche !) dont je poussai déjà une noix parfumée au fond de mon intimité, histoire d'en rendre l'accès plus accueillant !
Il m'avait dit pas de bijoux à part des créoles à tes oreilles. Je n'avais donc mis ni collier, ni bagues, ni les nombreux bracelets que l'aime enfiler sur mes poignets… J'étais prête. Je l'appelai pour le lui signaler et il me dit qu'il viendrait me prendre dans un quart d'heure à la porte de mon immeuble et que je devrai l'attendre au bord du trottoir. Je n'osai pas lui dire que s'il me posait un lapin, j'aurai l'air maligne seule à 22h sur le trottoir devant mon immeuble ! Je sentais bien qu'il n'y aurait pas de « lapin », qu'il me voulait vraiment et que je pouvais lui faire confiance en lui obéissant aveuglement…D'ailleurs, j'étais déjà dans cet état d'esprit : j'étais déjà toute à LUI !
Il était 10 h moins cinq, et je suis descendue par l'escalier, le tapis étouffant le bruit de mes talons aiguille qui claquèrent sur le marbre du hall. Je n'avais pas allumé la minuterie, mais je voyais à travers la porte de métal et de verre, que mon avenue était encore animée, avec des passants y compris dans ce quartier tranquille près des Invalides. J'appuyai sur le bouton de la porte, et sortis sur le trottoir. J'allai immédiatement me mettre sous le marronnier faisant face à mon entrée, debout au bord du trottoir. Des voitures ralentirent en me voyant, on me fit même des appels de phare, mais je ne fis pas un geste jusqu'à ce qu'une Mercedes bleu nuit, mette son clignotant et s'arrête en double file face à moi. La vitre côté passager glissa lentement et une voix – « sa » voix que je reconnus immédiatement – me demanda de monter. Je m'assis donc à côté de lui et me retournant de ¾, me mit à détailler mon « Maître » d'un soir (…voire de plus longtemps peut-être ?)
Il semblait grand, était habillé de façon très stricte (pardessus noir sur complet cravate bleu nuit) et quelques cheveux presque blancs autour d'une calvitie qui dégageait son front haut, un très beau visage et de cette voix qui me tétanisait déjà, il me félicita pour ma tenue et mon exactitude. Il me décrit rapidement ce qu'il attendait de moi : une acceptation totale de ses ordres et demandes, et une soumission absolue durant cette nuit, à tout ce qu'il avait prévu pour nous. Il me regarda et me demanda « Tu acceptes ? » Je répondis d'une voix étouffée « Oui Maître » il enclencha alors son levier de vitesse et quitta le bord du trottoir en me disant « Nous allons finir de te préparer, telle que je te veux cette nuit avec moi » ; puis il n'eut plus un mot le temps de notre voyage, qui nous fit traverser la Seine, remonter vers le Trocadéro, et glisser par l'avenue Georges Mandel au cœur du XVI ° arrondissement. Nous traversâmes le Bois de Boulogne, comme toujours très animé en soirée, et entrèrent dans Neuilly. Au bout d'un moment, il mit son clignotant, et à l'aide d'un boîtier, ouvrit une grille métallique pour faire pénétrer son lourd véhicule dans une allée gravillonnée, avant de s'arrêter au pied d'un petit hôtel particulier à deux étages, caché sous de grands arbres. Il me demanda de descendre et me prenant le bras, me fit pénétrer dans le hall de celui-ci. Il alluma une lumière, et me guida à travers un couloir, vers un salon où il me fit asseoir dans un canapé de velours. « Je reviens de suite » me dit-il en quittant la pièce. Il ne fut pas absent bien longtemps, mais il revint avec plusieurs sacs qu'il posa sur la table basse. « Je vais te montrer ce que tu porteras cette nuit avec moi, mais profites en bien, car tout à l'heure je vais te masquer les yeux, et tu seras ainsi aveuglée toute la nuit, sans jamais rien voir du lieu où je t'emmène, ni des gens que tu y rencontreras ». Je frémis, à la fois doucement apeurée d'une telle dépendance, mais aussi, secrètement excitée… mon petit sexe lové dans ma culotte de voile noir dut d'ailleurs en tressauter d'émoi !


Commentaires
delphine91170 le 05/06/2009 à 21:24:29Belle introduction.
Je vais de ce pas, lire la suite.
Longue vie à toi.
Prends soin de toi.
Bises
Delphine